A GERBER
Des fois j'ai honte de moi, de ne pas trop me preoccuper du monde qui m'entoure, de m'isoler dans mon coin en me disant que ce n'est pas moi qui changerai le monde....Mais la realité m'attrappe meme ds mon coin perdu, preservé des gaz d'echappement et antennes wifi, des relais pour portables, loin des avions....Mon malheur c'est que je n'ai pas la main verte, sinon j'aurais dejà mon potager, si j'avais ma maison à moi y'aurait des poules , des cailles,une chèvre, sauf que ce n'est pas le cas et en attendant je bouffe de la merde, pire, mes enfants aussi. On connait la fausse viande, les ogm, les produits à base d'eau et de colorants, comme l'autre jour j'ai voulu faire plaisir aux petits et j'ai acheté des mousses la Laitiere avec une photo dessus de noisettes et amandes. Seulement à la maison on les a mangées, c'était bon, et comme depuis que je sais lire j'ai la manie de lire à table j'ai lu les ingredients, j'ai cherché en vain les mots noisettes et amandes, et pas trouvé, par contre m'ont sauté à la gueule les mots placenta et aromes, beurk. La prochaine fois que je voudrais faire plaisir à mes ptits je leur acheterai des fruits, ou leur preparerai une mousse au chocolat avec des vraies noisettes, et je croiserai les doigts qu'il n'y ait aucune connerie cachée là dessus.
Sur le blog de Raffa, qui lit tout à notre place, j'ai appris que je leur ai peut-etre donné des aliments contenant de l'huile moteur, et que cette fois meme en lisant l'ettiquette je n'aurais rien vu, normal c'est pas ecrit....
voici l'article à diffuser:
Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d'huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n'ont pas du tous disparu des rayons français.
Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l'huile, etc... préparées avec de l'huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n'a pas été informé...
Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l'huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d'huile achetée en Ukraine est farcie à l'"huile de moteur", huile minérale dérivée d'hydrocarbure. Et pas qu'un peu : d'après nos informations, sur 2800 tonnes d'huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d'aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d'un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c'est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d'huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d'après les confidences d'un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d'huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d'Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu'ils ont déboursé pour l'huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).
A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l'alerte. Officiellement, l'huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et "n'ont pas atteint le consommateur". Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par "Le Canard", la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que "compte tenu du nombre d'entreprises concernées, il est impossible d'en connaître le nombre exact". Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de... 200 produits concernés !
Bref, tout baigne. Sauf qu'il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com' qu'elle n'était "en rien concernée"), a reçu sa cargaison d'huile frelatée fin février. Et n'y a vu que du feu. Jusqu'à ce qu'un mois plus tard un industriel du nord de l'Europe, destinataire du même lot, l'informe après analyse que quelque chose clochait dans l'huile de tournesol ukrainienne . Et ce n'est qu'un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l'alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l'huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l'huile en question pour la vendre ensuite à "une trentaine de clients de l'industrie agroalimentaire"1 , dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. [...]
Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu'ont d'abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d'huile contaminés n'ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s'est fendue en catimini d'une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile de tournesol frelatée. [...]
Comme l'admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, "en l'absence de toxicité aiguë", tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. "Aucun rappel" n'a été effectué .[...]
[Le Canard enchainé, 14 mai 2008]
Si vous visitez Raffa vous verrez meme la liste des marques concernées, y'en a un paquet! A part ça faut garder le moral, et l'appetit, mais biensur..........